Kostia Botkine, architecture idéelle et variété
Les cirques de Kostia Botkine se traduisent en trapèzes (figures de géométrie autant que d’équilibrisme) dont le basculement se répète à l’infini pour conquérir un espace blanc selon de nouvelles lois et les signes gagnent toute leur autonomie. Réelles topographies d’architectures, multipliées et retracées, leurs déclinaisons infinies présentent chacune ce dôme de toile aux alternances de couleurs. Avec leur forme ascendante et simple, elles offrent une architecture qui se présente tout en abstraction, dégagée des contraintes du monde tangible. Avec lui, l’espace infini de la variété reprend tout son sens : autant de trapèzes vacillant d’un tempo à un autre tels des annotations sur une partition musicale.